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La floraison des jonquilles dans l’arc jurassien, notre “hanami” local

Quand le printemps arrive sur les rives du lac de Neuchâtel, il se manifeste par la floraison des magnolias et celle des cerisiers japonais. Nous observons les arbres se parer peu à peu de vert sur les rives du lac. Tournons-lui le dos et regardons vers la montagne de Chaumont, nous voyons jour après jour le vert tendre des feuilles des arbres apparaître de plus en plus haut au milieu du vert sombre des sapins.
Regardons à nouveau vers le lac. Face à nous, sur le Vully, les champs de colza d’un jaune éclatant nous rappellent la floraison d’autres fleurs jaunes.
On prend alors la route de la Vue-des-Alpes. L’air fraîchit en gagnant en altitude mais le soleil est bientôt relayé par des milliers de petites formes jaunes fleurissant dans les pâturages où fondent encore quelques névés.
Les jonquilles sont partout mais chacun a « ses coins » préférés. C’est souvent l’une des premières vraies promenade en montagne après la fin de la saison de ski et avant les randonnées d’été. Comme les cerisiers au Japon dont la floraison est annoncée et prévue par les services météorologiques, les jonquilles sont éphémères: elles nous invitent à l’hanami, la contemplation de la nature et une réflexion sur l’impermanence des choses et la fragilité de l’existence.
Devant ces tapis d’or, l’idée de les cueillir semble presque incongru. Cela reste autorisé (un petit bouquet qui tient dans la main) mais elles fanent si vite dans les vases de nos appartements que l’on préfère revenir les contempler un autre jour.
A l’image des Sakura, les jonquilles ne fleurissent pas à date fixe. Kōmon saura vous prévenir du meilleur moment pour aller les contempler et vous emmener dans les meilleurs endroits, comme une belle boucle où l’on voit à la fois Chassera et La Chaux-de-Fonds au loin.